La trompe de chasse au coeur des Deux-Sèvres

La mort du limier
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La mort du limier

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Le vieux chien s’aperçoit que son jarret se lasse 
Et son flair si subtil maintenant le trahit, 
Comprenant que son cœur avec l’âge se glace, 
Un chagrin sombre l’envahi

Pourtant il ne veut pas, comme un roquet vulgaire, 
Finir ignoblement, sur un tas de fumier, 
Lui, qui d’un équipage en renom fut naguère 
Le plus impeccable limier.

C’est en pleine forêt, aux alentours d’un chêne 
Où plus d’un solitaire à tenu les abois, 
Qu’il tombera laissant sa dépouille prochaine 
Aux tombeaux muets des grands bois

Là se couchant en rond dans la fraîcheur des herbes, 
Avant de trépasser, il veut revivre encore 
Les souvenirs lointains des hallalis superbes 
Aux appels éclatant des cors.

Et les beaux rendez-vous, les jours de grande chasse, 
Les clameurs du lancé, les galops furieux, 
Les curées aux flambeaux, au bord de la terrasse 
Lui reviennent devant les yeux.

Il songe aux vieux piqueux, son compagnon de gloire, 
En même temps que lui, en maints combats blessé 
A la blonde duchesse, aux doigts fluets d’ivoires, 
Dont il fut un jour caressé.

Il songe et lentement, se lève de sa couche, 
Croyant ouïr la voie qui le héla souvent, 
Puis appuyant son flanc trop lourd sur une souche, 
Il meurt debout, il meurt debout 
Il meurt debout, le nez au vent.

 

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